Hi, I’m Youri and I’m an addict.
Parlons-en.
Ma dépendance à Internet.
C’est douloureux de mettre des mots sur un vice.

Mais quand le matin au réveil tu appuies sur start avant même d’allumer la lumière, que tu bois ton jus d’orange en checkant tes mails dont le chargement est ralenti par un Netvibes déjà en train de faire chauffer la cuillère, tu es au pied du mur, tu ne peux plus te mentir.
Car tu sais que tu t’es levé 30 minutes plus tôt exprès pour ce petit rituel.
Pas besoin de resserrer le garrot ni de chercher la veine, ma pupille est déjà dilatée, c’est une habituée, elle gobe les mots comme une éponge.
Ensuite, une petite coupure pour arriver au travail, et c’est reparti mon kiki: pas le temps d’attendre la descente, Google et ses petits amis Wikipedia, Youtube et consorts me font déjà la danse du ventre.
Et ce n’est pas la pause déjeuner qui servira d’entracte, si tu vois ce que je veux dire.
Tout ça pour dire qu’aujourd’hui, grâce à cette dépêche Reuters, je me sens plus serein.
Gary Small, neurologue à UCLA (le mec est balèze, check le ICI) nous explique que consulter Internet rend les cerveaux plus aptes à filtrer l’information et à prendre de rapides décisions.
La technologie accélère donc l’apprentissage et booste la créativité.
Il va jusqu’à présenter les tech-savvy comme “at the top of the new social order”.
Ci dessous, illustration avec deux IRM du cerveau mettant en relief l’activité neuronale, à gauche pendant la lecture d’un livre, et à droite lors d’un surf sur le web.
Magnifique. Mon cerveau doit être une vraie tomate.
Il nuance ses propos en soulignant les inconvénients: tu sais, le coté obscur, quand tu n’as plus que des amis virtuels, que tu perds l’habilité à lire les expressions d’émotions ou le language du corps.. là ca sent le roussi pour toi.
Les maitres du monde de demain seront donc ceux qui arriveront à jongler entre vie sociale développée et intraveineuse de Firefox.
Je me sens plutôt bien parti, ma copine est un vrai cerbère limitant les dégâts, me faisant les yeux du diable dès que je passe dix minutes devant un écran.
D’ailleurs, on me fait signe que je dois partir..
Encore une fois, si le sujet t’intéresse et/ou que tu passes toi aussi ta vie sur le web, vas lire l’article complet ICI.
10 Comments »
RSS feed for comments on this post. TrackBack URL

Je me reconnais également complètement dans tout ça… la dépendance, la copine, la drogue… Content d’avoir une tomate en guise de cerveau donc!
Oui c’est cool on peut enfin sortir de l’ombre!
Tu pourrais ajouter:
-la touche F5 qui chauffe toutes les 3 minutes
- même sur des sites dont tu sais que rien de nouveau n’apparaîtra avant qq heures, juste au cas ou
- 93% de ce que tu lis chaque jour sur internet est oublié, tant la quantité est HUGE
- avant on mangeait devant la TV, ajd devant l’ordi, parfois
- …
Mythique la touche F5 sur facebook…(Wale style)
Putain la tomate est vraiment farcie…
Non vraiment je ne me sens pas addict, il est plus de 3h d mat’, je viens de rentrer, j’ai 2 journées en une seule dans les pattes, et je trouve tout à fait normal et sain de checker les mails, plonger dans google reader et poster des comments à tout va. Ainsi j’arrête de trépigner, j’ai mon mini compte de surf. Par contre le matin j’attends pas le jus d’orange…D’ailleurs je mange plus !
Super chouette j’ai un cerveau plus développé que ceux de mes camarades non geek.
Ca c’est ma bonne new de la journée.
Simer Youri
dans la silicon valley sur la 101 sur les coffres des bagnoles : “never laugh at a geek, you very likely will end up working for one” c’est ça le top of the new social order et bientôt faudra faire gaffe a pas trop la ramener, pour pas énerver …
@Alex:!!!
@stefleur:u welcome!
@Simon: je suis bien d’accord..a propos, je suis en train d’heberger la je craque un peu, je crois que je vais t’appeler soon!
haha feel free
appelle “avant” de choisir l’hébergement
[...] La masse, c’est toi, moi, eux, nous quoi. Ensemble. Et justement, c’était prévisible, à force d’être gavé, il faut bien le dire, d’une immonde diarrhée d’images crasseuses, le peuple a, évidemment, pris les armes zappé. Zappé vers d’autres chaînes, nouvelles, cet article du Monde le précise, mais surtout, pour les 15-30 ans, vers le cyberworld (c’est moi qui te le dit, et un jeune homme aux goûts douteux analyse son addiction dans ce blog). [...]