La poésie d’un plan cul gay en extérieur à Paris
“Quand je passe par là-bas tard le soir, sur mon téléphone le numéro Police-Secours est déjà en fond d’écran. je n’ai qu’à appuyer sur la touche verte en cas de problèmes.”
Là-bas, c’est les fameux labyrinthes de bosquets des jardins des Tuileries, du coté de la Pyramide du Louvre.
Très facile à ignorer, on peut passer devant indéfiniment, l’oeil hagard, sans se douter de rien. Et pourtant.
Petit briefing.
Au 18ème siècle, les jardins des Tuileries sont un haut lieu de la drague et de la prostitution homosexuelle. Aujourd’hui, c’est resté un spot de drague gay très actif à Paris. Sauf que pour le lyrisme des flirts furtifs et les parades en tenues affriolantes, il faudra repasser.
Toute l’action se concentre maintenant dans ces deux labyrinthes :
Curieux, je suis allé faire un tour en journée. A midi, il y a déjà des mecs qui tournent. Les buissons sont défonsés à force de servir d’abri à baise, mais ca reste encore “bon enfant”.
La où les choses se corsent vraiment, c’est dans les souterrains, dont les entrées sont presque invisibles de l’extérieur. Il y en a 10 en tout. Il faut vraiment descendre pour comprendre.. Obscur à souhait, sol recouvert de capotes usagées, c’est assez sordide. J’imagine l’ambiance la nuit.
En remontant, à quelques pas, sourire béat, les touristes s’émerveillent de la beauté du patrimoine de Paris. What the fuck.
A la fois caché mais sous le regard de tous, l’endroit prend vraiment vie après le coucher de soleil. Ca besogne dans l’ombre, sans fioritures. C’est aussi la que des bandes de cailleras viennent chercher un exutoire à leur homophobie, voler quelques portables, mais aussi se faire sucer à l’occasion. Des meurtres, il y en a eu apparemment.
“Une fois je suis tombé sur un keuf qui m’a raconté que c’était pas la première fois qu’ils ramassaient le corps poignardé et abandonné d’un gars au fond de ce fameux coin d’où je sors ma photo.”
Pour le contexte historique, la localisation incroyable en plein épicentre culturel et touristique, pour la dureté, le coté malsain et anxiogène qui s’en dégage, ce club gratuit en plein air à la configuration assez unique méritait bien un post.
Afin de mieux visualiser, une très belle série par mon ami TheHooligan, qui se trouve être l’habitué des lieux qui m’a introduit à ce charmant concept d’activité nocturne gay.
A travers ses photos, imprègne-toi un peu de l’atmosphère avant que la nuit tombe. Tout y est : la candeur du site au coucher de soleil. Le voyeurisme des pompiers surplombant la scène. L’arrivée sur le spot marqué A21. Les allées. La surveillance des équipes de sécurité. Les rôdeurs bien sûr. Les nids douillets dans l’intimité des buissons. Puis l’entrée des souterrains, pour finir sur une descente toute en douceur dans la réalité des sous-sols.
En douceur, car la série a été prise au téléobjectif, donc pas de plans larges et obscènes.
Si tu veux la version hardcore, la vérité brute, il faudra passer.
N’aie pas peur, fais pas ton pédé.
9 Comments »
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euh… petite mise à jour:
sur ton plan tu n’entoure qu’une petite partie du “territoire de chasse” en réel c’est belle et bien TOUT l’espace vert de ton plan. tu y es passé la journée, donc tu n’a pas vraiment vu. mais la night les gars (et moi) vont PARTOUT ou y’a du buisson. parce-que les sous sols c’est vraiment pour les creuvards. y’en a qui, comme moi, n’y descendent que de très rares fois.
bonne visite.
21.
ps: c’est quoi cette compression de merde sur les photos?
mon incroyable netteté a completement été zappé! FUCK !
Incroyable. Vraiment le genre de billet dont je me délecte. Nice work mec!
@theH: ah carrément dans les allées de buissons derrière?!
et pour la compression..tu es un vrai psycho!
@AC: choukran, entre tes rape trees et autres attaques d’acide ou immolations, il te fallait bien un peu de délicatesse dans ce monde de brutes!
genre chui psycho?
t’es pas ouf je me prend la tete a faire des images nettes avec du detail et tout et toi avec ton site de bourrin tu me ruine tout mes efforts! Chien!
bon ça yé g un deuxieme website!! woooooohhhoooooww!!
c’est en travaux j’ai pas bcp dormi, j’te laisse imaginer la gueule que j’ai devant mon ordi, les dents pas brossé, des cadavres de prince de lu et autre yaourts en tout genre autour de moi. ça mérite une foto!
carlosdalton.com mais, shut!
C’est magique. J’adore. Merci
Sur ton plan tu n’entoure qu’une petite partie du “territoire de chasse” en réel c’est belle et bien TOUT l’espace vert de ton plan !
Une compréhension très fluide de l’activité cérébrale de l’animal chasseur gay. La soif de jouissance physique doublée de l’activité de prédateur : tu me plais, je t’épingle à mon tableau de chasse. On se revoit, on se connait, on s’échange nos gênes, sans savoir d’où viennent les tiens. Vaste communauté sexuelle génétique. Libre expression mélancolique de la solitude sexuelle et pourtant salvatrice de la puissance hormonale masculine : la conquête de l’espèce, la reproduction du genre. Au delà, tout est possible : le sida, le suicide, l’amour fou et toutes les étapes intermédiaires illusoires. L’idéal est dans l’absolu d’où la force de ce lieu depuis plus de deux siècles. Je revendique ma fonction : habitué orgasmique du lieu, dépendant de mes pulsions chimiques. ptitpaincho@yahoo.fr
liste des lieux de drague hommes à paris lieudrague.blogspot.com
J’ai toujours cru que c’était une légende