Jul
23
2009
8

ANTIFA: Chasseurs de skins

antifa_chasseurs_de_skinsLe travail de recherche d’archives et les images fournies suffisent à justifier le visionnage de ce documentaire de 2008 sur les bandes de chasseurs de skins dans les années 80 à Paris.
Et même si ils se font parfois un peu mousser, les témoignages des membres des Red Warriors, Ducky Boys et autres Ruddy Fox restent passionnants.

Le réalisateur (Marc-Aurèle Vecchione) avait par ailleurs déjà signé Writers, un documentaire sur la première vague de graffiti en France tout aussi qualitatif qu’Antifa. En fait, je crois que tout le catalogue de Resistance Films mérite l’attention..

Antifa me rappelle inévitablement le film culte The Warriors, une guerre des gangs ultra photogénique dans un New York 80′s à souhait que je te recommande aussi chaudement. Le trailer ici pour te motiver.

[Edit] “Sur les pavés” est la réponse des skins à Antifa, sortie en mars 2009. Les témoignages de Serge Ayoub (aka Batskin, fondateur des JNR) et d’autres figures du camp adverse sur cette même période sont forcément radicalement différents.. A voir ici pour faire la balance.

Jul
19
2009
5

Dash Snow: Graffiti, drogue et polaroid 1981-2009

dash-snow-par-ari-marcopoulos-499x364Etre issu d’une bonne famille. S’écarter du droit chemin. S’installer dans le Lower East Side et prendre de la came en masse.
Ignorer les détracteurs qui ne supportent pas qu’un fils de bourge s’encanaille. Trainer dans les rues, voler, piller. Participer à la création du Irak Crew (I rack pour ” je péta”) alors que grand-maman titille le classement Forbes.
Prendre des photos de ses soirées de déprave juste pour se rappeler le lendemain où on était la veille.
Avoir des potes qui s’appelent Ryan McGinley ou Dan Colen et être reconnu comme un des plus gros graffeurs vandal sur New York. Exposer chez Deitch ou Saatchi.

Conclure sur une overdose d’héroïne à 27 ans. Le prix à payer pour ce mode de vie Downtown 81. Pas le temps pour les regrets.

Qu’on conteste son talent ou le personnage, il faut reconnaitre que Dash Snow aura eu un authentique lifestyle de salaud, jusqu’au bout. Underground. Ce lifestyle qu’il a consciemment ou pas esthétisé donne à mon sens une forte valeur ajoutée au produit final. On a presque envie de tenter un rapprochement hasardeux avec Basquiat. J’imagine que ce sera suffisant pour l’ériger en icône de la Bowery School.. et bien sûr faire salement grimper sa côte.


Plus de Dash Snow (polaroid, installations et collages) à voir ici, un article très complet du NY Mag ici, McGinley parle de son ami avec de belles photos perso ici, et enfin une vidéo de ses grafitti sous son blaze Sace ici.
sace-graffiti-dash-snow
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