TOUT VA BIEN est un artiste toulousain qui expose son art engagé dans la rue. Il fait aussi des fresques, mais ce sont surtout ses collages qui me plaisent.
Sa perception du climat économique et social actuel est retranscrite dans un style aussi cynique que juste et efficace.
Ratatat, ca fait longtemps que je les ai dans la ligne de mire. Déjà 3 bons albums, leur style bien à eux, indie rock electro un peu différent..ok, toi aussi tu es au courant.
En revanche, je me rend compte qu’il y en a pas mal qui sont passés à coté de leurs excellentes mixtapes.
Grosse erreur. Deux self-released albums reprenant des classiques de hip hop US sur des instrus travaillées au laser par les deux Brooklyn boys.
Le level est très fat.
En cliquant les images, tu tomberas sur le lien vers chaque volume à télécharger for free.
De rien, c’est de la crème.
(Téléchargement gratuit et légal à l’initiative du groupe)
Du M.I.A. dans la BO, dès le début, ca marque forcément des points dans mon jugement.
Une Inde “in your face” mais authentique, une narration vraiment bien foutue, de belles images, des personnages attachants, et bien sûr la trame principale dont l’originalité justifie les 2h à elle seule. Je ne sais pas quoi redire sur Slumdog Millionnaire..c’est un bon film.
Après un assez mauvais Sunshine que je déconseille vivement, Danny Boyle a donc frappé fort.
De tout ce que j’ai vu récemment (Burn after reading, Vicky Cristina Barcelona, Two lovers) c’est bien Slumdog Millionaire qui sort du lot et mérite donc un post, pour commencer cette année sous le signe de la justesse.
Rien à voir, mais comme j’ai passé presque deux mois en Inde l’année dernière, je me permet de te recommander chaudement un petit périple dans ce pays. Pour te manger une claque, une vraie.
Un petit apercu de mon expérience ICI, rédigé sur place, sur le vif, dans des cybercafés locaux undercover..
C’était il y a un an, et j’écrivais “India is the future”. Je le pense plus que jamais. Dans quelques années, ce sera le pays le plus peuplé au monde, et ce d’une manière irréversible. Le climat politique et social indien renforce l’effacement démographique d’une Chine culturellement en retrait. l’Inde s’inscrit plus largement dans une impalpable mouvance de “développement positif” bien plus signifiante que la surmédiatisée prospérité économique chinoise.
Un fait idiot: En Inde, il n’y a pas de filtre internet, et 7% de la population est déjà équipé. 7%, ca fait bêtement 50 millions d’indiens ayant accès à l’information gratuite, sachant que ce chiffre va exploser.
Et comme “Knowledge is Power”, c’est bien l’Inde qui surprendra, marquera et ponctuera le 21ème siècle.
Simple perception. On en reparle dans 50 ans.
En attendant, je te souhaite une bonne année 2009, une année de slumdog millionaire: riche en culture, en roupies et surtout en fabuleuses histoires à raconter.
Alors comme ca tu te sens différent, original, marginal?
Tu es juste similaire, analogue et très comparable.
Adepte du communautarisme, de l’identité de groupe?
Brebis. Pantin.
Le concept du photographe hollandais Ari Versluis: des plaquettes mettant en scène divers groupes d’individus.
Avec le styliste Ellie Uyttenbroek, il ont tout épluché je pense, du white collar à l’ouvrier en passant par la secrétaire et le fluokids. Et comme ils ne se limitent pas aux clichés attendus, ils peuvent facilement te sortir une grille de 12 morveux des favelas, ou des africains en boubou.
Ils nous laissent le soin de toute interprétation de leur remarquable travail..
Rien de nouveau, ils font ca depuis pas mal de temps, ils tournent dans les galeries et en ont publié un livre.
Pour mieux saisir l’ampleur du travail, un petit tour sur leur site, ca calme.
J’ai recemment eu le plaisir de leur servir de chair à canon pour cinq étoiles luxe qui a eu la très bonne idée de reprendre le concept pour son lookbook, par Ari Versluis himself. Classe.
La série brouille les pistes avec un casting sauvage à base de parisianisme aigu et pourtant très hétéroclite, avec du pain O choKolat aussi bien que du gaydar style à l’horizon.
Un post que j’ai écrit pour la semaine Castelbajac sur Darkplanneur, le reste à découvrir sur leur nouveau site, avec interview de JCDC and more..
Il a ouvert son compte Facebook avant toi.
Anecdotique, mais pas tant que ça.
Car c’est le reflet d’un état d’esprit. L’état d’esprit de ces hommes en avance sur leur temps. La curiosité de s’intéresser à une “discipline” qui fait généralement froncer les sourcils à cette génération pas vraiment auto-apprenante.
Lagerfeld a peut être une centaine d’Ipod, mais il ne sait toujours pas comment les synchroniser à un ordinateur.
Aborder l’ère digitale donc, mais à sa manière, naturellement, sans chercher à en faire trop. Y apporter sa touche personnelle.
Le surnom JC/DC, les visuels pixelisés, tout est équilibré, une robe en diodes LED ne surprendrait pas.
Les nappes bleeps du live de Man Like Me sur le défilé printemps/été 2009 semblent avoir été composées avec un jeu Game Boy de 1995 comme muse. C’est lui qui a choisi ce groupe, déniché comme d’habitude sur Myspace, ça ne s’invente pas.
Les smiley nerdy omniprésents dans la collection automne/hiver ne sont pas anodins.
Bientôt un imprimé LOL pour me faire plaisir?
Autant de clins d’oeil qui reflètent une culture geek qu’on sent intégrée, digérée depuis longtemps. Pas de surenchère gratuite, juste des références bien cadrées, un vrai sans faute.
C’est toute la force de Castelbajac: une thématique digitale inspiratrice, avec laquelle il est à l’aise, qu’il domine.
Que ce soit pour un revival 90′s, une démonstration de technologie, ou bien les deux à la fois, comme il l’a prouvé avec son excellent défilé Lego en animation, judicieusement baptisé “Spring/Summer 3001″.
Cette inspiration/aspiration digitale se reflète aussi sur son site internet aux petits airs de Neen art façon Miltos Manetas, où l’outil web est encore une fois au service de sa créativité: très graphique, sans aucune contrainte.
Et quand Google invite 4 artistes français à redessiner les skins des pages d’accueil IGoogle, JCDC est bien sûr de la partie.
Un univers digital réinventé, présenté sans prétention, de manière à le rendre abordable et attrayant.
Le grand frère d’un Kanye West en quelque sorte, qui sous couvert de combinaisons fluokids nous a recemment invité à une séance de vocoder et de compositions à la TR-808.
Finalement peu d’artistes de cette génération parviennent à allier une créativité sans limite avec cette lecture de la culture digitale à la fois futuriste et riche en références, déjà presque nostalgique.
On attend donc forcément avec impatience les prochaines réalisations de JC/DC qui iront dans ce sens.
People ask the question… what’s a RocknRolla? And I tell ‘em – it’s not about drugs, drums, and hospital drips, oh no. There’s more there than that, my friend. We all like a bit of the good life – some the money, some the drugs, other the sex game, the glamour, or the fame. But a RocknRolla, oh, he’s different. Why?
Because a real RocknRolla wants the fucking lot.
Arnaques, crimes et botanique, Snatch.. Quel talent ce Guy Ritchie, vraiment très fin, j’achète à chaque fois.
Ses histoires de voyous improbables.
Son humour sans prétention, mais toujours bien senti.
Sa réalisation musclée, puissante, mais en même temps si propre.
Son écriture. Sa capacité à faire danser légèreté et subtilité, sans jamais tomber dans la vulgarité. (Le monologue de Johnny Quid au piano est assez fat, tu m’en diras des nouvelles..)
On ne sort certes pas grandi de RocknRolla, mais on passe clairement un bon moment, le tout sans faute de goût.
Ce week end, pas moyen d’y echapper, c’était le pelerinage de l’art contemporain en 4 lettres.
Mais avant, passage à Show Off, un des évènements off donc, concrétement pour les galeries qui ne veulent pas vendre leur sang pour louer un stand à la FIAC.
Entrée à 5€, et finalement pas mal de bonnes surprises, notamment Molodkin (dont je parlais ICI) qui était représenté par deux galeries. La classe.
Les anciens du graffiti étaient bien représentés avec Nasty:
Et surtout Jonone, qui était d’ailleurs présent sur le stand de Magda Danysz, en pleine forme, discutant avec qui voulait. Un mec bien.