Dec
13
2008
4

L’ere digitale dans le prisme Castelbajac

Un post que j’ai écrit pour la semaine Castelbajac sur Darkplanneur, le reste à découvrir sur leur nouveau site, avec interview de JCDC and more..

Il a ouvert son compte Facebook avant toi.

Anecdotique, mais pas tant que ça.

Car c’est le reflet d’un état d’esprit. L’état d’esprit de ces hommes en avance sur leur temps.image4 La curiosité de s’intéresser à une “discipline” qui fait généralement froncer les sourcils à cette génération pas vraiment auto-apprenante.
Lagerfeld a peut être une centaine d’Ipod, mais il ne sait toujours pas comment les synchroniser à un ordinateur.
Aborder l’ère digitale donc, mais à sa manière, naturellement, sans chercher à en faire trop. Y apporter sa touche personnelle.
elektrokute

Le surnom JC/DC, les visuels pixelisés, tout est équilibré, une robe en diodes LED ne surprendrait pas.

Les nappes bleeps du live de Man Like Me sur le défilé printemps/été 2009 semblent avoir été composées avec un jeu Game Boy de 1995 comme muse. C’est lui qui a choisi ce groupe, déniché comme d’habitude sur Myspace, ça ne s’invente pas.

Les smiley nerdy omniprésents dans la collection automne/hiver ne sont pas anodins.

Bientôt un imprimé LOL pour me faire plaisir?

castelbajac-rf8-0945
Autant de clins d’oeil qui reflètent une culture geek qu’on sent intégrée, digérée depuis longtemps. Pas de surenchère gratuite, juste des références bien cadrées, un vrai sans faute.image3

C’est toute la force de Castelbajac: une thématique digitale inspiratrice, avec laquelle il est à l’aise, qu’il domine.

Que ce soit pour un revival 90′s, une démonstration de technologie, ou bien les deux à la fois, comme il l’a prouvé avec son excellent défilé Lego en animation, judicieusement baptisé “Spring/Summer 3001″.

Cette inspiration/aspiration digitale se reflète aussi sur son site internet aux petits airs de Neen art façon Miltos Manetas, où l’outil web est encore une fois au service de sa créativité: très graphique, sans aucune contrainte.

Et quand Google invite 4 artistes français à redessiner les skins des pages d’accueil IGoogle, JCDC est bien sûr de la partie.jcdc-igoogle

Un univers digital réinventé, présenté sans prétention, de manière à le rendre abordable et attrayant.

Le grand frère d’un Kanye West en quelque sorte, qui sous couvert de combinaisons fluokids nous a recemment invité à une séance de vocoder et de compositions à la TR-808.
Finalement peu d’artistes de cette génération parviennent à allier une créativité sans limite avec cette lecture de la culture digitale à la fois futuriste et riche en références, déjà presque nostalgique.
On attend donc forcément avec impatience les prochaines réalisations de JC/DC qui iront dans ce sens.

Sep
20
2008
2

Levi’s se paye Hirst et les Beaux Arts

Jeudi dernier, Levi’s présentait sa nouvelle collection. OK, cool…

Oui, mais c’est une collaboration avec….Damien Hirst!

Le bonhomme a une actualité déjà assez incroyable qui n’a pas pu t’echapper (il vient de faire la nique à tous les galeristes du monde en vendant une grand partie de son travail directement chez Sotheby’s pour 140 millions d’euros).

Levi’s, non content de se payer l’artiste, s’offrait aussi les Beaux-Arts comme salle d’evenementiel.

Caution arty? quête desespérée du bon goût? artist mania?

Tout ce que tu voudras, je trouve ça tout de même de très bon ton.

Forcément, la marque nous ressort sa petite frise chronologique rétrospective.

Des débuts à la ferme pour arriver au sommet en 2008 où “on se paye l’artiste le plus cher au monde”.

Joli parcours, jolie performance pour 501, on ne peux pas le nier.

“Art you can wear” sont les propos de Hirst pour définir cette collaboration.

Démarche Warholienne qui me plait bien, même si je ne suis pas convaincu du bon goût de la chose.

On continue avec ce petit happening plutôt sympathique (avis très mitigés).

“Playboy Levi’s” sort de sa boite, mini storytelling entre le plein de soupe et 2B3.

Pour finir tout ca au nettoyage.

Je suis bon client sur ce genre d’histoire; je trouve ca original.

En fait, tout ce qui peux éloigner une soirée evenementielle de la platitude et de l’ordinaire qui lui est propre me fait plaisir.

Karla Otto est trés performant à ce sujet.

Notre petite troupe de crevards parisiens d’invités est ainsi rarement décue.


Sinon, dans la vraie vie, la collaboration entre mister Hirst et Levi’s ressemble à ça.

Chez nous, c’est vendu bien sûr dans le magasin aux jolies vitrines du 213 rue St Honoré, sinon chez Barney’s et autres Fred Segal du coté de NY.

Distribution ultra selective donc: “art you can wear”, mais pas trop quand même.

C’est la ou je ne saisis pas trop; pourquoi Levi’s…et pas une marque plus “intimiste”.

A.P.C. ou Comme Des Garcons auraient bien mieux fait l’affaire à mon sens…

Maintenant je crois que camarade Hirst nous a assez bien fait passer le message, il n’est pas venu sur Terre pour faire du bénévolat avec son Art.

Et il n’a pas tord. Il doit en dormir comme un bébé la nuit.

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