Dash Snow: Graffiti, drogue et polaroid 1981-2009
Etre issu d’une bonne famille. S’écarter du droit chemin. S’installer dans le Lower East Side et prendre de la came en masse.
Ignorer les détracteurs qui ne supportent pas qu’un fils de bourge s’encanaille. Trainer dans les rues, voler, piller. Participer à la création du Irak Crew (I rack pour ” je péta”) alors que grand-maman titille le classement Forbes.
Prendre des photos de ses soirées de déprave juste pour se rappeler le lendemain où on était la veille.
Avoir des potes qui s’appelent Ryan McGinley ou Dan Colen et être reconnu comme un des plus gros graffeurs vandal sur New York. Exposer chez Deitch ou Saatchi.
Conclure sur une overdose d’héroïne à 27 ans. Le prix à payer pour ce mode de vie Downtown 81. Pas le temps pour les regrets.
Qu’on conteste son talent ou le personnage, il faut reconnaitre que Dash Snow aura eu un authentique lifestyle de salaud, jusqu’au bout. Underground. Ce lifestyle qu’il a consciemment ou pas esthétisé donne à mon sens une forte valeur ajoutée au produit final. On a presque envie de tenter un rapprochement hasardeux avec Basquiat. J’imagine que ce sera suffisant pour l’ériger en icône de la Bowery School.. et bien sûr faire salement grimper sa côte.
Plus de Dash Snow (polaroid, installations et collages) à voir ici, un article très complet du NY Mag ici, McGinley parle de son ami avec de belles photos perso ici, et enfin une vidéo de ses grafitti sous son blaze Sace ici.









