Les nouveaux riches débarquent
Ca se confirme, la baisse du dollar entraine une nouvelle forme de tourisme à New York.
La classe moyenne de Madrid, Paris où Hambourg vient dorénavant s’offrir le style de vie new-yorkais.
Le pouvoir d’achat en berne, les tickets restos, l’essence trop chère…
8h d’avion plus tard, c’est diner au Suba puis coktail à Thor avant de se finir en bottle service au Marquee.
Témoignages via le New York Times:
Negin Farsad, réalisatrice new-yorkaise, escorte dorénavant ses amis européens en visite dans leurs “Europeans-clean-out-the-Apple-store shopping excursions”.

A Bergdorf (department-store de luxe midtown), Polly Blitzer, ancienne éditrice de magazine beauté chaussée de Jimmy Choo se plaint d’avoir attendu qu’un jeune couple d’européens en short/baskets ai fini ses emplettes pour être considérée…
“It’s Psych 101-jealousy” selon Randi Ungar, 30 ans, manager en publicité online qui aimerait aussi pouvoir se lâcher en Prada à Milan.
Le manager du restaurant Southern Hospitality (Ayala, Justin Timberlake) dans l’Upper East Side nous parle de clients européens prenant 3 entrées juste pour gouter, sans même les terminer…
Le marasme économique américain contribue aussi à ce sentiment d’aigreur.
Même les new-yorkais les plus cosmopolites rejettent ce phénomène et parlent de territorialisme, voyant les touristes traiter leur ville tel un “Wal-Mart du hip”.
Perturbation d’une mécanique new-yorkaise bien huilée avec cette nouvelle tendance européenne de “voyage shopping” générant transgression des codes, débarquement des employés de bureaux “bien de chez nous” dans les lieux huppés, tout ça sur fond de récession américaine. Ça promet.
A quand les premiers changements de stratégie chez les marques du coté de Manhattan?
On commence par une entrée “European VIP” au Apple Store?!
