Apr
30
2010
4

Le graffiti selon Rizot & Risot & Rizote & Risote

rizot risot risote

Cette démo de Rizot est vraiment chouette. J’ai toujours bien aimé ce graffeur. J’aime sa démarche. Il ne fait rien comme les autres, et il sait tout faire. Chromes XL, fresques enfantines, attaques au rouleau, gros fat cap, bougie, tracés laser au marqueur…risot graffiti

Éternelle variation autour du même thème, il se réinvente en permanence. Technique ou pas, il est partout, créatif,  il n’a pas peur d’essayer, de chercher, d’expérimenter, de renouveler son style.

Cool jusqu’au bout, il a donc très adroitement habillé sa vidéo d’un gros son bien dubstep (Excision & Datsik – Swagga)

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Nov
28
2009
2

Le royaume des animaux de ROA

ROA street artROA doit être monomaniaque. J’ai parcouru le site de ce belge du début à la fin:  des rats (beaucoup), toutes sortes d’oiseaux, des lapins, et bien d’autres surprises intriguantes… Une imagination qui ne tarit pas, mais uniquement des animaux. Inlassablement. L’intégration aux supports utilisés est assez étonnante:  Ses peintures démesurées se fondent aussi bien dans la rue au milieu de graffitis que dans des maisons ou hangars désaffectés qu’il fait vivre avec sa collection surprenante.

Un style vraiment original, parfois un peu morbide et noir, mais toujours avec ce coup de crayon séduisant et facilement reconnaissable.

ROA exposera en février à la galerie Itinerrance (dont Mehdi, le patron, est un vrai passionné d’arts de rue, bien en marge de l’opportunisme caractérisé de certains galeristes parisiens).

Ci -dessous une petite sélection issue du groupe Flickr dédié à ROA, qui regorge d’images qu’on ne retrouve pas sur le site de l’artiste.

Aug
27
2009
4

Street art à Istanbul

Le street art c’est trop cool c’est trop fashion c’est trop à la mode je ne rate plus un vernissage en galerie j’ai un poster de L’Atlas dans ma chambre je me suis rajouté en fan de Tran sur Facebook j’ai trouvé l’expo Tag au Grand Palais TROP BIEN avec mes copines on se fait des après-midi “Space Invader spotting” dans le Marais je crie très fort à la librairie de la Fondation Cartier que JE CONNAIS JONONE si ils continuent à pondre des articles trop underground dans mes magazines hype préférés je vais me faire tatouer un tag UV TPK c’est sûr en attendant je fais des safari photo graffiti sans relâche partout où je vais et j’étale ma crasse sur le web

Je disais donc petite sélection de ce qu’on peut trouver sur les murs à Istanbul. J’ai essayé de mettre des photos avec des scènes de vie locale, comme ça si tu vomis l’art de rue tu peux quand même jeter un oeil.

La main jaune omniprésente c’est Kripoe, un allemand de Berlin qui a littéralement retourné Beyoglu, en particulier Tunel.

Quelques Space Invaders aussi, mais hormis Dose ou Dsk (un vandal bien actif que j’ai vu dans des endroits assez improbables), on peut dire que le graffiti istanbouliote est peu developpé. Pas mal de pochoirs, un peu de dessins.. mais ça c’arrête la.
La ville est par ailleurs pour l’instant épargnée de la “culture” sneakers, mais Pabuc va y remèdier puisque il ouvre sa boutique spécialisée baskets juste à côté de Milk Gallery. En espérant que ça ne finira pas en match de polo sur pignon fixe..

La boutique qui vend des bombes et passe du rap français, c’est Donut Store. Fermé quand je suis passé, mais Wale m’a dit le plus grand bien du gérant.

Sinon Istanbul est vraiment une ville sympa, cosmopolite, à faire pour un long week-end. Très dépaysante, beaucoup de choses à voir, on y mange bien pour pas cher, et les soirées y sont très animées (j’ai avalé cette saloperie de Lonely Planet). Le Modern Museum est à visiter, une bonne surprise.

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Jul
19
2009
7

Dash Snow: Graffiti, drogue et polaroid 1981-2009

dash-snow-par-ari-marcopoulos-499x364Etre issu d’une bonne famille. S’écarter du droit chemin. S’installer dans le Lower East Side et prendre de la came en masse.
Ignorer les détracteurs qui ne supportent pas qu’un fils de bourge s’encanaille. Trainer dans les rues, voler, piller. Participer à la création du Irak Crew (I rack pour ” je péta”) alors que grand-maman titille le classement Forbes.
Prendre des photos de ses soirées de déprave juste pour se rappeler le lendemain où on était la veille.
Avoir des potes qui s’appelent Ryan McGinley ou Dan Colen et être reconnu comme un des plus gros graffeurs vandal sur New York. Exposer chez Deitch ou Saatchi.

Conclure sur une overdose d’héroïne à 27 ans. Le prix à payer pour ce mode de vie Downtown 81. Pas le temps pour les regrets.

Qu’on conteste son talent ou le personnage, il faut reconnaitre que Dash Snow aura eu un authentique lifestyle de salaud, jusqu’au bout. Underground. Ce lifestyle qu’il a consciemment ou pas esthétisé donne à mon sens une forte valeur ajoutée au produit final. On a presque envie de tenter un rapprochement hasardeux avec Basquiat. J’imagine que ce sera suffisant pour l’ériger en icône de la Bowery School.. et bien sûr faire salement grimper sa côte.


Plus de Dash Snow (polaroid, installations et collages) à voir ici, un article très complet du NY Mag ici, McGinley parle de son ami avec de belles photos perso ici, et enfin une vidéo de ses grafitti sous son blaze Sace ici.
sace-graffiti-dash-snow

Feb
11
2008
1

Graffiti indien

Ce jour la, en errant dans Madurai (Inde du Sud), je suis tombé sur ces murs.

C’est de la propagande pour DYFI (Democratic Youth Federation of India), une organisation liée au parti communiste indien.

Ca change des affiches de campagne anxiogènes que l’on se mange en France (et des têtes de camembert qui vont avec).

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