Le street art c’est trop cool c’est trop fashion c’est trop à la mode je ne rate plus un vernissage en galerie j’ai un poster de L’Atlas dans ma chambre je me suis rajouté en fan de Tran sur Facebook j’ai trouvé l’expo Tag au Grand Palais TROP BIEN avec mes copines on se fait des après-midi “Space Invader spotting” dans le Marais je crie très fort à la librairie de la Fondation Cartier que JE CONNAIS JONONE si ils continuent à pondre des articles trop underground dans mes magazines hype préférés je vais me faire tatouer un tag UV TPK c’est sûr en attendant je fais des safari photo graffiti sans relâche partout où je vais et j’étale ma crasse sur le web
Je disais donc petite sélection de ce qu’on peut trouver sur les murs à Istanbul. J’ai essayé de mettre des photos avec des scènes de vie locale, comme ça si tu vomis l’art de rue tu peux quand même jeter un oeil.
La main jaune omniprésente c’est Kripoe, un allemand de Berlin qui a littéralement retourné Beyoglu, en particulier Tunel.
Quelques Space Invaders aussi, mais hormis Dose ou Dsk (un vandal bien actif que j’ai vu dans des endroits assez improbables), on peut dire que le graffiti istanbouliote est peu developpé. Pas mal de pochoirs, un peu de dessins.. mais ça c’arrête la.
La ville est par ailleurs pour l’instant épargnée de la “culture” sneakers, mais Pabuc va y remèdier puisque il ouvre sa boutique spécialisée baskets juste à côté de Milk Gallery. En espérant que ça ne finira pas en match de polo sur pignon fixe..
La boutique qui vend des bombes et passe du rap français, c’est Donut Store. Fermé quand je suis passé, mais Wale m’a dit le plus grand bien du gérant.
Sinon Istanbul est vraiment une ville sympa, cosmopolite, à faire pour un long week-end. Très dépaysante, beaucoup de choses à voir, on y mange bien pour pas cher, et les soirées y sont très animées (j’ai avalé cette saloperie de Lonely Planet). Le Modern Museum est à visiter, une bonne surprise.