The Wackness: NYC, Giuliani, and Notorious B.I.G.
The Wackness est un film que tu n’es pas allé voir quand il est sorti au cinéma en septembre 2008.
Une affiche pas attrayante, des critiques pro pas très enthousiastes, et même en cherchant bien je n’arrive pas à trouver d’images sexy, donc voici le trailer pour illustrer ce post:
Cette sélection Sundance vaut pourtant le coup d’oeil, pour plusieurs raisons.
Tout d’abord l’exploitation parfaite d’un contexte fort: New York en 1994. L’atmosphère de la ville et de l’époque sont vraiment bien restitués. Parenthèse obligatoire sur la BO bien sûr: très réussie, reprenant fidèlement ce qui tournait cette année la, on se retrouve baigné dans une grosse sélection East Coast qui donne le ton et une vraie identité au film.
L’écriture ensuite. Elle est très personelle, on sent le vécu dans cet été chaud où évolue Luke, jeune diplomé qui deale de la weed, galère avec les filles tout en prenant conscience de sa vie déjà ratée. La narration de cette tranche de vie d’un ado un peu paumé est touchante, authentique, et on s’y retrouve forcément un peu: Les mixtape K7 dans le walkman, les joints, les premiers amours, les parents sur le dos: nostalgie.
Enfin, la crise existentielle liant les personnages et le message qui en découle sont amenés avec subtilité: statut social, sens de la vie sont abordés intelligemment, ce qui donne du corps à ce qui aurait pu être un teenager movie.
Efficace, frais et sans prétention, The Wackness vit donc grâce à la sensibilité et à la personnalité de son jeune réalisateur Jonathan Levine, qui s’avère aussi être l’auteur de ce scénario très humain.
A voir.
PS: Pour la version DVD qui sort en mai, The Wackness a été rebaptisé “La Loose“. Il faut leur jeter des pierres aux mecs du marketing ou ca se passe comment?

