Apr
29
2009
4

The Wackness: NYC, Giuliani, and Notorious B.I.G.

The Wackness est un film que tu n’es pas allé voir quand il est sorti au cinéma en septembre 2008.

Une affiche pas attrayante, des critiques pro pas très enthousiastes, et même en cherchant bien je n’arrive pas à trouver d’images sexy, donc voici le trailer pour illustrer ce post:


Cette sélection Sundance vaut pourtant le coup d’oeil, pour plusieurs raisons.

Tout d’abord l’exploitation parfaite d’un contexte fort: New York en 1994. L’atmosphère de la ville et de l’époque sont vraiment bien restitués. Parenthèse obligatoire sur la BO bien sûr: très réussie, reprenant fidèlement ce qui tournait cette année la, on se retrouve baigné dans une grosse sélection East Coast qui donne le ton et une vraie identité au film.

L’écriture ensuite. Elle est très personelle, on sent le vécu dans cet été chaud où évolue Luke, jeune diplomé qui deale de la weed, galère avec les filles tout en prenant conscience de sa vie déjà ratée. La narration de cette tranche de vie d’un ado un peu paumé est touchante, authentique, et on s’y retrouve forcément un peu: Les mixtape K7 dans le walkman, les joints, les premiers amours, les parents sur le dos: nostalgie.

Enfin, la crise existentielle liant les personnages et le message qui en découle sont amenés avec subtilité: statut social, sens de la vie sont abordés intelligemment, ce qui donne du corps à ce qui aurait pu être un teenager movie.

Efficace, frais et sans prétention, The Wackness vit donc grâce à la sensibilité et à la personnalité de son jeune réalisateur Jonathan Levine, qui s’avère aussi être l’auteur de ce scénario très humain. 

A voir.

PS: Pour la version DVD qui sort en mai, The Wackness a été rebaptisé “La Loose“. Il faut leur jeter des pierres aux mecs du marketing ou ca se passe comment?

Sep
16
2008
1

Les nouveaux riches débarquent

Ca se confirme, la baisse du dollar entraine une nouvelle forme de tourisme à New York.

La classe moyenne de Madrid, Paris où Hambourg vient dorénavant s’offrir le style de vie new-yorkais.

Le pouvoir d’achat en berne, les tickets restos, l’essence trop chère…

8h d’avion plus tard, c’est diner au Suba puis coktail à Thor avant de se finir en bottle service au Marquee.

Témoignages via le New York Times:

Negin Farsad, réalisatrice new-yorkaise, escorte dorénavant ses amis européens en visite dans leurs “Europeans-clean-out-the-Apple-store shopping excursions”.

A Bergdorf (department-store de luxe midtown),  Polly Blitzer, ancienne éditrice de magazine beauté chaussée de Jimmy Choo se plaint d’avoir attendu qu’un jeune couple d’européens en short/baskets ai fini ses emplettes pour être considérée…

“It’s Psych 101-jealousy” selon Randi Ungar, 30 ans, manager en publicité online qui aimerait aussi pouvoir se lâcher en Prada à Milan.

Le manager du restaurant Southern Hospitality (Ayala, Justin Timberlake) dans l’Upper East Side nous parle de clients européens prenant 3 entrées juste pour gouter, sans même les terminer…

Le marasme économique américain contribue aussi à ce sentiment d’aigreur.
Même les new-yorkais les plus cosmopolites rejettent ce phénomène et parlent de territorialisme, voyant les touristes traiter leur ville tel un “Wal-Mart du hip”.

Perturbation d’une mécanique new-yorkaise bien huilée avec cette nouvelle tendance européenne de “voyage shopping” générant transgression des codes, débarquement des employés de bureaux “bien de chez nous” dans les lieux huppés, tout ça sur fond de récession américaine. Ça promet.

A quand les premiers changements de stratégie chez les marques du coté de Manhattan?

On commence par une entrée “European VIP” au Apple Store?!

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