Feb
17
2009
4

10 conseils pour bien préparer ses vacances aux Maldives

Les Maldives, sable blanc, récifs coralliens et hotels de luxe.

Chaque touriste y génère chaque jour 3,5 kg de déchets.

Duréee moyenne du séjour: une semaine. 650,000 touristes par an.

Oui, ca fait 300 tonnes d’ordures par jour à gérer.

La solution? Thilafushi, plus connue sous le nom de Rubbish Island. Une île artificielle à quelques kilomètres de la capitale faisant office de décharge.thilafushi ile poubelle maldives

Pas de recyclage à Thilafushi, et les 150 immigrés requisitionnés au Bangladesh pour brûler les déchets ne suffisent plus à faire face à ces 300 tonnes arrivant quotidiennement par bateau.

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Entre les extensions cimentées construites par les industriels locaux et les dépôts sauvages des déchets dans les eaux peu profondes du lagon, Thilafushi s’agrandit de près d’un mètre carré par jour.

Ce n’est pas fini. Ces industriels ont recemment trouvé une parade: les déchets metalliques sont depuis peu exportés en Inde, où la tonne compressée en bloc est vendue 175$.

Le nouveau gouvernement et les ONG commencent à s’agiter, mais je te laisse imaginer leur force de frappe face au lobby local du tourisme de luxe.

En terme de problématique, les Maldives/Thilafushi c’est un peu un Israël/Palestine sous les tropiques.

Apparemment les 1200 îles de l’archipel sont de toute manière vouées à disparaitre sous l’eau à plus ou moins long terme. Les cocotiers, les bouteilles en plastiques, le sable blanc, les piles usées: tout finira donc englouti. (A part les déchets metalliques, puisque ils sont vendus en Inde).

Le nihilisme me guette.

Informations tirées de cet article de Novethic, deniché chez L’oeil du Xeul.

Sinon je suis passé voir Kosta Kulundzic à la galerie Magda Danysz, et j’ai bien fait:

marrackech upside down Kosta Kulundzic

Pour finir, toute cette histoire me fait forcément penser à l’Ile aux Fleurs, ce court métrage culte de Jorge Furtado, 1989.

Si tu ne l’as pas vu, c’est le moment où jamais, 12 minutes que tu ne regretteras pas.

Sep
25
2008
4

Le tourisme spatial

Va vite acheter tes réserves de mais en conserve, c’est lundi noir, crash boursier, la crise mondiale, la fin du monde.

La crise? quelle crise, non je vois pas la… de quoi tu me parles?

Lehman Brothers? C’est un film?

Parlons sérieusement, parlons vacances.

 

Pour 200.000$, tu peux déjà réserver ton petit voyage dans l’espace avec Virgin Galactic.

Premier décollage prévu en 2010, 100 kilomètres d’altitude, 6 minutes d’apesanteur.

Ci dessus, la deuxième version du vaisseau spatial commandé par Mr Bronson à Mojave Aerospace Ventures. 

 

Bien sympathique, mais cela reste une broutille comparé à ce que propose Galactic Suite:

Partir en vacances dans l’espace.

Ca me parle.

La navette spatiale est ici reléguée au rang de moyen de transport permettant d’arriver au space resort.

Se réveiller dans cet hotel orbital tournant autour de la terre en 80 minutes.

La, le délire commence à devenir très sérieux.

Le souci, c’est que le matériel n’a pas encore été testé, ni même construit, pour un premier départ prévu en 2012.

Le projet est financé par un investisseur mystère, qui à défaut de révèler son nom a déjà posé 3 milliards de $ sur la table. 

Il faudrait donc une petite rallonge pour accélerer l’aboutissement de ce génialissime projet.

Amis saoudiens, chinois, russes, n’hésitez plus, la Rolex Daytona or blanc/léopard sertie de rubis et diamants attendra, la Rolls-Royce Phantom Bespoke Collection aussi. Côtisez vous pour Galactic Suite.

Un article sponsorisé par AIG.


Written by LA PRAVDA in: Observation globale | Tags: , , , , , ,
Sep
16
2008
1

Les nouveaux riches débarquent

Ca se confirme, la baisse du dollar entraine une nouvelle forme de tourisme à New York.

La classe moyenne de Madrid, Paris où Hambourg vient dorénavant s’offrir le style de vie new-yorkais.

Le pouvoir d’achat en berne, les tickets restos, l’essence trop chère…

8h d’avion plus tard, c’est diner au Suba puis coktail à Thor avant de se finir en bottle service au Marquee.

Témoignages via le New York Times:

Negin Farsad, réalisatrice new-yorkaise, escorte dorénavant ses amis européens en visite dans leurs “Europeans-clean-out-the-Apple-store shopping excursions”.

A Bergdorf (department-store de luxe midtown),  Polly Blitzer, ancienne éditrice de magazine beauté chaussée de Jimmy Choo se plaint d’avoir attendu qu’un jeune couple d’européens en short/baskets ai fini ses emplettes pour être considérée…

“It’s Psych 101-jealousy” selon Randi Ungar, 30 ans, manager en publicité online qui aimerait aussi pouvoir se lâcher en Prada à Milan.

Le manager du restaurant Southern Hospitality (Ayala, Justin Timberlake) dans l’Upper East Side nous parle de clients européens prenant 3 entrées juste pour gouter, sans même les terminer…

Le marasme économique américain contribue aussi à ce sentiment d’aigreur.
Même les new-yorkais les plus cosmopolites rejettent ce phénomène et parlent de territorialisme, voyant les touristes traiter leur ville tel un “Wal-Mart du hip”.

Perturbation d’une mécanique new-yorkaise bien huilée avec cette nouvelle tendance européenne de “voyage shopping” générant transgression des codes, débarquement des employés de bureaux “bien de chez nous” dans les lieux huppés, tout ça sur fond de récession américaine. Ça promet.

A quand les premiers changements de stratégie chez les marques du coté de Manhattan?

On commence par une entrée “European VIP” au Apple Store?!

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