10 conseils pour bien préparer ses vacances aux Maldives
Les Maldives, sable blanc, récifs coralliens et hotels de luxe.
Chaque touriste y génère chaque jour 3,5 kg de déchets.
Duréee moyenne du séjour: une semaine. 650,000 touristes par an.
Oui, ca fait 300 tonnes d’ordures par jour à gérer.
La solution? Thilafushi, plus connue sous le nom de Rubbish Island. Une île artificielle à quelques kilomètres de la capitale faisant office de décharge.
Pas de recyclage à Thilafushi, et les 150 immigrés requisitionnés au Bangladesh pour brûler les déchets ne suffisent plus à faire face à ces 300 tonnes arrivant quotidiennement par bateau.

Entre les extensions cimentées construites par les industriels locaux et les dépôts sauvages des déchets dans les eaux peu profondes du lagon, Thilafushi s’agrandit de près d’un mètre carré par jour.
Ce n’est pas fini. Ces industriels ont recemment trouvé une parade: les déchets metalliques sont depuis peu exportés en Inde, où la tonne compressée en bloc est vendue 175$.
Le nouveau gouvernement et les ONG commencent à s’agiter, mais je te laisse imaginer leur force de frappe face au lobby local du tourisme de luxe.
En terme de problématique, les Maldives/Thilafushi c’est un peu un Israël/Palestine sous les tropiques.
Apparemment les 1200 îles de l’archipel sont de toute manière vouées à disparaitre sous l’eau à plus ou moins long terme. Les cocotiers, les bouteilles en plastiques, le sable blanc, les piles usées: tout finira donc englouti. (A part les déchets metalliques, puisque ils sont vendus en Inde).
Le nihilisme me guette.
Informations tirées de cet article de Novethic, deniché chez L’oeil du Xeul.
Sinon je suis passé voir Kosta Kulundzic à la galerie Magda Danysz, et j’ai bien fait:

Pour finir, toute cette histoire me fait forcément penser à l’Ile aux Fleurs, ce court métrage culte de Jorge Furtado, 1989.
Si tu ne l’as pas vu, c’est le moment où jamais, 12 minutes que tu ne regretteras pas.



